Restaurant Glou, Paris
3ème tentative au Glou après un premier contact un peu rugueux et un deuxième plus prometteur. C’est la semaine de la mode à Paris, alors qu’une certaine faune se regarde de trop prêt et ne se préoccupe que de sa ligne (celle de la taille et celle des toilettes), il est bon de savourer les mets les plus riches en bonne compagnie pour assurer l’équilibre du cosmos. Direction Glou, le repaire de Julien Fouin, ancien rédacteur en chef de Cuisine.TV et de Ludovic Dardenay, producteur de cinéma.
Dans le beau Marais, presqu’en face d’un des bars les plus courus du quartier, Glou avec ses tables d’hôtes et ses faux airs de simplicité propose à sa clientèle un panaché raffiné de bistronomie et de bonne franquette, de petites trouvailles et de classiques pour un prix qui, somme toute, est acceptable même si c’est loin d’être donné ! L’ambiance hésite entre le loft et le bistro moderne dans la salle tout en long qui arbore sur son plastron les atours de la modernité comme cette armoire qui conserve les vins une fois débouchés, un petit trésor qui permet à Glou de proposer une carte de vins au verre de grande qualité, tel ce St Estèphe Phélan Ségur 2003 qui fit mon bonheur le temps d’un repas.
Un peu de mal
Le service est hésitant. Le problème de la jeunesse – et je dis ça en tant qu’apprenti vieux con -, c’est son inexpérience. Ainsi me servir le fond d’une bouteille pour compléter avec une neuve lorsque le verre en question coûte 25€, c’est un aller-retour et au lit ! Mais que dire devant ces yeux nimbés d’innocence et de naïveté ? De même, l’avantage d’une table d’hôtes, c’est sa convivialité, la proximité des voisins et l’échange. Son inconvénient : les voisins quand ils draguent la femme fatale qui vous accompagne dès que vous allez vous laver les mains.
Pour pas mal de bien
Une fois ces menus obstacles enjambés, vous n’avez plus qu’à déguster ces magnifiques ravioles de langoustines dont les embruns affleurent sous la dent, avant de menacer de votre voracité l’épaisse échine de porc aux pommes grenailles qui vous attend fièrement dans son assiette. Les préparations ne renient pas un certain goût pour la simplicité, mais les produits sont bons voire excellents, et il est difficile d’être déçu par ce cocktail de rétro-modernité.
Mais déjà, l’heure du dessert sonne. Le tiramisu est pour la dame, je me contente d’un bon café, la maison est exempte de déca. Après nous être acquittés d’une note d’environ 80€ par personne, nous repartons repus avec non pas une émotion profonde mais celle plus superficielle d’avoir passé un beau moment, profité du présent, sans arrière-pensée. C’est déjà pas mal, non ?
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Glou, Restaurant in Paris
The first time at the Glou (pronounce “Glew”, the French onomatopoeia for the drinking sound) was a bit rough, the second was full of promises, the third is meant to be the right one. It’s the fashion week in Paris, and while some may care a bit too much about their weight, it feels more than right to savour rich food with the right person to preserve cosmic balance. So we’re heading to the Glou, a restaurant ran by Julien Fouin, former editor in chief of Cuisine.tv and Ludovic Dardenay, a movie producer.
In the best part of Le Marais, an area coexist the Jewish, Chinese and Gay communities, facing one of the most famous bar around, Glou offers a refined mix of bistronomy and casualness, with common tables as well as classic tables, smart creativity as well as essentials, for a price that sounds eventually decent. Sometimes bistro, sometimes loft, the long and versatile dinning room wears the signs of modernity, like a wall cabinet that preserve the wine once the bottle is opened. This gadget makes it possible for Glou to propose great wines by the glass, such as the St Estèphe Phélan Ségur 2003 that made my evening joyful.
Small details
Service on the other hand is uneven, the lack of experience is an issue. For instance, it is not acceptable to finish a bottle in a glass and complete it with a nowly opened bottle (especially when the glass is billed 25€)! There are good things about having common tables for all, like having chats with the people sitting next, but having the same neighbour hitting on the femme fatale you’re dinning with whenever you need to wash hands, is a major downside.
Great comfort
But if you take these details in your stride, the scampi raviolis full of sea flavours reveal themselves magnificent, the pork chine and the small potatoes proudly await your voracity. The cooking is openly turned towards simplicity, but when the products are good or excellent, this kind of retro-modernity is unlikely to displease.
Dessert is on its way, coffee for me – no decaf here -, tiramisu for the lady. After paying around 80€ per person, we leave the table without the sensation of having delt with a deep emotion, rather with the more superficial feeling of having seized the day, that of having a good time without afterthought.
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Glou
101 Rue Vieille du Temple
75003 Paris
01 42 74 44 32
5 Commentaires
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et Vatel alors?
J’ai envoyé un mot à la direction de l’école !
Très politically correct comme sentence Mister Lung
))
))
J’avais personnellement vécu “la grande supercherie du week end” dans cet établissement (surtout coté vin ou ma mésaventure est semblable à la votre mais 2 fois moins cher !!!).
Pour finir je repose la question de Chrisos : Et Vatel alors ???
[...] gastronomiques écrivent comme Guillon au réveil ou comme Proust à Albertine. On commence avec Mr Lung. Acerbe, précis, dandy, esthète (à claques?) et hong-kongais d’origine, notre ami passe en [...]
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