
Le décor n’est pas de Roger Harth mais de Philippe et Ara Starck, les costumes ne sont pas de Donald Cardwell mais de n’importe quel créateur plus ou moins inspiré de l’avenue Montaigne, Patricia Kaas traine sa gueule cassée devant des touristes qui ont la chance d’ignorer son oeuvre musciale, nous sommes bien à l’hôtel Meurice.
Plus précisément, nous sommes devant le bar que j’appréciais tellement jusqu’au jour où la loi anti-tabac en a banni le cigare. La haine. Et ça s’appelle le Dalí, en son hommage puisqu’il séjourna régulièrement dans la suite 102-103 de l’hôtel. Mais bon, il est 22h, j’ai faim et j’ai très envie de tâter du Yannick Alleno version décontractée. L’accueil est toujours impeccable, le service d’une lenteur désespérante et – surprise – d’une maladresse inattendue. Nous sommes cinq, peut-être pensent-ils que nous venons pour un tarot… Je demande un cheeseburger avec frites au couteau et un verre de Santenay 1er cru la Maladière 2004, rien de mieux qu’un jus de bourgogne épicé et animal pour dompter l’hérésie du plat de béotien.

On n’anoblit pas une vache texane
Il y a une volonté de se démarquer, la viande est bien saignante mais tiède et trop sèche, pas assez grasse sans doute, les sucrines qui remplacent la salade et les tomates séchées n’apportent pas grand chose, les arômes ne se détachent pas, à quoi bon la sophistication. Les frites sont parfaites quant à elles. Pour me consoler, je demande une Caroline au café, mais c’est Salomé qui vient danser dans l’assiette sous la forme d’un éclair, fine, subtile et racée.
Le détail qui tue
Un des hamburgers fut renvoyé deux fois en cuisine faute d’être assez cuit. La maison nous offrit finalement les desserts et les café ainsi que le plat incriminé mais cela demeure difficilement acceptable pour un snack à 50€ (un plat à 35€ et un verre de vin à 14€). Alors faut-il y aller ? Pourquoi pas, l’endroit reste sublime malgré cette tenture vomitive qui surplombe la salle, mais oubliez le hamburger et armez-vous de patience.
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Dalí, Hotel Meurice restaurant in Paris
The decoration is by Philippe Starck and Ara, his daughter and the costumes by any fashion designer from Avenue Montaigne, whether he’s inspired or not. No mistake possible, you are at the Meurice. Facing me, the bar I used to dear until the day smoking was forbidden, banning not only yhe ciggies smokers but, alas, also the cigars amateurs. Never mind, I’m here to take a shot at the casual version of 3 michelin star chef Yannick Alleno, the Dalí, named after the painter who used to stay at the 102-103 suite. It’s passed 10pm and I’m starving. The first welcome is perfect as usual, but the service is desperately slow and surprisingly clumsy. May be they think we came to play poker. Anyway, I order a cheeseburger with french fries and a glass of Santenay 1er cru la Maladière 2004, nothing like the spices and the animality of this burgundy to master the barbaric dish.
Different doesn’t mean better
The will to be different is blatant, the meat is perfectly grilled and stays rare, but it’s almost cold when it’s served and tastes dry. Probably because it’s not fat enough from the start. The ingredients are sophisticated but they don’t really blend together elegantly, so the sophistication seems superfluous. The french fries are to die for. I followed with a coffee caroline, a hypnotizing racy subtle and refined pastry.
Hard to swallow
I keep in mind that one of our hamburgers was sent back twice for not being medium as asked. Eventually, the desserts and the coffees as well as the uneaten dish were on the house, but it is not acceptable when you pay around 50€ for a dish and a glass of wine. In conclusion, whatever happens, the place remains absolutely fabulous but be patient and don’t choose the hamburger… and don’t look at the most horrible ceiling ever.
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Le Dalí – Hôtel Meurice
228, rue de Rivoli 75001 Paris
Tél. 01 44 58 10 10
Site Internet :http://www.meuricehotel.fr
Crédit Photo : Peter Hebeisen & Mr Lung







Moi je dis, il faut aller, mais tu as raison, faut oublier le hamburger.
J’aurais dû faire une photo avant/après de ta tête quand ton hamburger a été servi
J’approuve à 100 % ta critique
Mille merci pour cette petite chronique Meuricienne, il se trouve que ma soeur et mon beau-frere y sejournent actuellement et que l’etablissement fait une pub d’enfer au Dali.
Je transmet !
“la gueule cassée de Patricia Kass” et “l’anoblissement de la vache texane” m’ont fait hurler de rire!
Pour le reste, j’avoue que ça ne me donne pas vraiment envie l’ami! 5O euros le snack renvoyé 2 fois en cuisine, bof, ce n’est pas le genre de service que j’attends d’un établissement 5 étoiles…