Restaurant les Terrines par Gérard Vié

NDLR Ceci est un article à retardement qui prend son sens avec l’arrivée des frimas. Ouvert il y a quelques années par des amis de Véronique et Davina juste en face de leur salle de sport, le 97 n’a pas joui longtemps de la clientèle en camion de nos deux évangélistes de l’aérobic. En effet, peu de temps après, la salle fermait sous le coup d’une liquidation judiciaire, emportant ainsi les deux quinquagénaires hyperactives et six mois d’abonnement de Mr Lung.
Quelques années après ces regrettables événements, c’est Gérard Vié, le chef des Trois Marches à Versailles, qui a repris la barre du 97 jusqu’à l’été dernier en le rebaptisant les Terrines, la spécialité des lieux. Depuis, l’enseigne a été rachetée tout en gardant son concept et surtout son nom sur la devanture ! Ce bistrot gastronomique se love au bout de la rue du Cherche-Midi dans la partie où on se préoccupe davantage de votre estomac que de vos pieds, mesdemoiselles qui êtes si délicatement chaussées. Le cadre ne dépare pas de la précédente version si ce n’est ce beau jambon Laborie qui trône dans l’entrée comme une prostituée laisserait dépasser son jambonneau sur le pas de porte. L’accueil n’est pas des plus agréables, nous sommes nombreux et en retard. La faute à St Véran. Ils pourraient comprendre. Fausse bonne idée, on nous propose une énorme table faite de quatre tables pour quatre accolées. En parlant très fort, j’empêche mon voisin de mâcher, mais au moins les gens d’en face me comprennent.
Mais bon, qu’en est-il de ce fascinant jambon de coche de la maison Laborie qui se négocie tout de même à 12€ l’assiette ? Onctueux, doux, très animal, souple et sans ces accents oléagineux que comportent toujours les jambons espagnols ou italiens. Les tranches fondent en bouche comme un tartare au couteau, le fromage vient ajouter des notes fruitées. On aime.
La poitrine de veau braisée aux endives offre une toute autre perspective. La cuisson est bonne, cependant l’amertume de l’endive coupée en petits dès dans cette sauce au vin n’équilibre pas tout à fait le côté sec des médaillons. Le plat oscille entre l’envie de vous apporter la satiété convoitée et celle de vous impressionner avec des subtilités qui me paraissent déplacées à ce stade de la compétition. Mais que je vous rassure sur un point, nous fûmes tous rassasiés avant d’avoir entamer la deuxième moitié du plat de résistance. La faute aux terrines servies en entrée. La faute au très bon pain. La faute au beurre.
Malheureusement, pour contenter l’assemblée, nous continuâmes à boire du blanc pendant le repas. Parfois – souvent – je hais le réflexe démocratique.
Tout le repas s’est très bien déroulé, mais Gilles Besnard était très pressé de nous voir partir, même si nous lui avons dédommagé de 450€ son dérangement (50€ par tête avec quelques verres de vin et un digestif). Verdict ? Franchement, c’est bien. Bien servi, bons produits mais allez-y avec une montre.
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Les Terrines by Gérard Vié, French restaurant in Paris
A few years ago, this place used to be run by friends of fitness lesbian stars Veronique and Davina, but nothing went really well and the management has been since replaced by Gérard Vie, the chef of one-michelin star Les Trois Marches in Versailles. Although he has left the place since, the restaurant is still named after him. It’s now called Les Terrines, refering to one of the specialities. This gastro-bistro os situated on rue du Cherche-Midi, a street more famous for ladies shoes than food, but one will find a gigantic Laborie ham in the entrance rather than stilettos. At first, the atmosphere was a bit tense for we are late and the welcome is lukewarm at best. Then the 9 of us are all seated on huge wooden table which made the conversation quite impossible with people sitting opposite.
But nevermind, all I want is to have a go at this huge Laborie ham! It tastes incredibly smooth, soft and animal at the same time, so very different from all the Italian or Spanish products. To my delight, the cheese chips add a fruit flavour to the dish.
The braised veal breast with dices of French endives is a different story. The cooking is fine but the wine sauce added to the bitterness of the endive doesn’t really help the meat from feeling a bit dry. It looks like the whole dish is trying too hard to be subtle when there’s no need to. Anyway, I couldn’t really finish it. Too much terrine, too much of this wonderful bread, too much Normandy butter.
In order to please friends, I followed their wine order and kept drinking white wine, which was of course a big mistake given the strength of everything we had. I hate the democratic reflex in these moments.
Things went well. Really well. But Gilles Besnard really wanted to see us gone. We arrived late and he wanted to go home although we gave him 50€ each to give him solace. Be sure you arrive on time if you want to try this joint.
Les Terrines
97 rue du Cherche-Midi
75007 Paris
Tél.
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Il est trop bon ce resto, j’adore.