Mr Lung

Restaurant la Fermette Marbeuf, Paris

La Fermette Marbeuf Paris

Grandeur et décadence d’un nom jadis synonyme de bonne chère… C’est ainsi qu’on pourrait résumer l’expérience d’un dîner à la Fermette Marbeuf, bastion de résistance des Frères Blanc. Plus cyniquement, on pourrait également parler d’un voyage dans le temps, lent et pénible dont la délivrance arrive en même temps que l’addition.

Dans un tableau tout droit sorti de l’esprit de Mucha, le personnel en noir s’affaire en tout sens sous l’oeil amusé des touristes et à l’indifférence d’une clientèle proprette dont l’expérience la plus téméraire a sans doute été de prendre une douche entièrement nue. Incapable de lire la gestuelle de ses clients, le serveur revient trois fois à la charge pour prendre la commande alors que les cartes sont grande ouvertes sur la table.

La Fermette Marbeuf Paris
La Fermette Marbeuf Paris

A partir de là, je vais essayer d’être succinct car il n’y a point d’intérêt à s’étendre sur le sujet, surtout sur un sujet moribond. Le foie gras est rectangulaire, grossièrement en bloc, servi à la température d’un sorbet avec deux maigres toasts tandis que le chutney qui l’accompagne ressemble à s’y méprendre à un reste de pipérade roulé sous les aisselles. Le noix de veau aux morilles baigne dans une crême épaisse, les morilles présents en quantité, sont gorgés d’un jus écoeurant typique des champignons conservés dans des bocaux. Seule lueur d’espoir, une bouteille de Côte de Beaunes 2005 de chez Drouhin – on repassera pour l’originalité – largement surfacturée mais qui tient sa maigre promesse.

Incapable de terminer ni l’entrée, ni le plat, le dernier verre de vin est pour le service.

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La Fermette Marbeuf, Restaurant in Paris
The rise and fall of a name that once meant gastronomy could be the name of a tale relating a night at the Fermette Marbeuf, a surviving venue run by the once powerful Blanc brothers. It is like travelling back in time in a slow and painful way with only one exit: the check.
The place looks like it a Mucha painting where the waiters run around watched by bemused tourists and ignored by unlikely square couples who probably had the thrill of their lives attending Space Mountain.
The waiter tries thrice to take the order, interrupting the conversation, not noticing that menus laying still wide-open on the table.
But let’s not make the torture last: the foie gras is a rectangular block of sherbet, on the side the chutney could easily be a dog poo and the toasts unsignificant. The main course, Veal with morels, doesn’t do better, drowned in a heavy cream with mushrooms soaked with a detestable conservation juice flavour.
The only pleasant moment came from an overpriced Côte de Beaunes 2005 from Joseph Drouhin, definitely not an outstanding discovery.
In the end, no one could even finish the dishes so the last glass of wine goes down the drain along with the appetite.

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Tags Technorati : Restaurant, Paris, Fermette Marbeuf, Frères Blanc

7 commentaires

7 Commentaires

  1. valperfi 4 February 2009 22:03

    Mous y sommes alles egalement… grosse deception. Restaurant RAS… tellement RAS que je ne me souviens meme pas de ce que j’y ai mange… tout ce dont je me rappelle, c’est le champagne, bien frappe, delicieux… et l’addition tres salee, et vraiment injustifiee.
    Tres bonne critique! Merci de remettre les choses a leur place!

  2. mrlung 6 February 2009 01:36

    Au moins avez-vous eu droit à un bon champagne ! Franchement, même mon Bourgogne, je le trouve chez le caviste du coin à 2 fois moins cher…

  3. Emma 6 February 2009 11:35

    Oh Miladiou comme on dit chez moi, des toast avec du foie gras!!!
    Je sais que c’est une coutume propre aux contrées situées au nord de Cahors, mais tout de même quel sacrilège ;-)
    D’ailleurs si j’amène chez des amis du foie gras, j’amène aussi le pain qui va avec : farine bise fait sur levain, genre le pain bio des soeurs gana.

    Sinon pour le reste, les photos parlent d’elles-même.

  4. christian 7 February 2009 15:02

    La qualite des photos laisse a desirer mais laisse cependant deviner ce que tu en decrit: je comprends que tu aies eu l’apetit coupe net. A ta place j’aurais renvoye les plats en cuisine… Ca ressemble a un gag?!
    En attendant qu’on se fasse un ou deux petits gueuletons de ta recommandation, des bises

  5. mrlung 7 February 2009 16:52

    Oui, je n’avais que mon pauvre portable ce soir-là ! Je ne peux pas me promener tout le temps avec une chambre et des mandarines ;-)

    Parfois, on se permet de renvoyer car on entrevoit une possibilité de mieux, mais là…

  6. Julie BBG 11 February 2009 22:08

    Faut que je recolle mes binocles sur le nez becoz en scrollant ton article, j’ai d’abord cru à un toast de… tarama!
    Je sais, je sais… no comment :-)

  7. mrlung 11 February 2009 22:14

    Mais tu es de retour, toi :)

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