Restaurant japonais Kai, Paris


J’en parlais depuis longtemps, attiré par des rumeurs de bento aux parfums miraculeux, cette adresse un peu étrange, à côté de la plus célèbre agence de détectives privés parisienne, Duluc. Quand je pense que le métier d’investigation privée vit surtout de l’adultère, je ne peux m’empêcher de sourire. Mais bon, j’espérais tout de même que tout irait bien avec cette Kaï-là.
Ca aurait pu mieux commencer. En effet, une réservation tardive pour six n’étant jamais aisée, la patronne nous propose le “salon privé”… qui est en fait une cave aveugle qui sent un peu l’humidité. Malheureusement, nous n’avions plus le choix en raison de l’heure avancée. Et comme cette pièce à déconseiller absolument ne comporte qu’une table, il vaut mieux optimiser les passages du service ! Ensuite, je me rends compte que le bento n’est proposé que le midi… Je me rabats donc sur le menu à 69€ qui est le premier prix, le suivant étant à 110€. Le menu est varié, parfois créatif – ce qui est une bonne surprise pour une table japonaise à Paris – et offre aussi bien du poisson cru classique, que des tempuras, des sobas ou des plats comme les viandes panées qu’on ne retrouve généralement que dans les gargottes du type Kunitoraya.

Je commence par une délicieuse petite salade de thon cru à la tataki avec du radis joliment taillé en forme de camélia et de l’avocat. On ne peut plus classique mais la présentation ne laisse pas indifférent, c’est un réel plaisir pour les yeux. Suit un risotto au homard qui n’a rien d’un risotto : un bouillon clair avec du riz et des petits bouts de crustacés. C’est étonnament léger et agréable comme une soupe miso avec des pointes de sophistication. Puis, j’en attendais certainement trop, mais l’aubergine au miso, un plat fort en parfums et en texture que j’avais découvert chez Yen, m’a déçut. Dans une sauce trop sucrée, je n’ai pas retrouvé le fondant et le plaisir de ma précédente expérience en la matière. En revanche, le tonkatsu, le traditionnel porc pané japonais, est un ravissement de légèreté. Certes dire d’une friture de porc qu’elle est légère peut paraître exagéré, mais je vous assure que ce fut aussi léger qu’une bonne tempura !
Last but not least, la maison propose en dessert des pâtisseries Pierre Hermé et c’est avec joie que j’engouffrais littéralement un Ispahan, ce merveilleux macaron à la rose et aux framboises. N’oublions pas la boisson qui fut de la bière plutôt que du saké.
In fine, beaucoup d’attente et quelques satisfactions pour environ 80€ bières comprises et une expérience qui, sans être inoubliable, donne envie de recommencer dans des meilleures conditions. D’autant plus que la décoration de la salle principale est agréable avec ses tables massives en bois sur lesquels sont posées de délicates plantes, et que le public est globalement plutôt agréable à regarder.
Donc vous aimerez Kaï si : vous n’avez pas trop faim, vous aimez le côté designers’ food des nippons, vous aimez dîner aux côtés de modeux comme Gianbattista Valli.
Vous détesterez si : vous pensez que plus vous payez, plus vous aurez à manger, vous êtes claustrophobe, vous voulez faire un dîner en tête-à-tête (le configuration ne s’y prête guère).
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Kai, Japanese restaurant, Paris
The bento in this place is one thing that I’ve heard a lot about. Unfortunately, they’re only served at lunchtime. The design of the place is charming. Unfortunately, we booked a bit late so we got “the private lounge” which was in fact a blind room in the basement. As you might see, things haven’t started the best way. Hopefully, reading the menu cheered us up. The chef proposes a wide choice including classics such as raw fish, sobas, tempuras with also a whole bunch of more creative food. Rates are high (the first set menu is 69€ while the second is 110€), subsequently expectations are high too.
The tuna salad is delightfully presented with avocado and radish. Classic and good but nowhere amazing. The lobster risotto on the other hand, served in a clear broth is surprisingly light and tasty, like a sophisticated interpretation of a miso soup. However, the eggplant with miso left me slightly disappointed, it’s too sweet and I had such a fond memory of this dish at Yen. The Tonkatsu is a real achievement: as light as fried pork can be, as light as a good tempura.
Last but not least, the house proposes pâtisseries by the notorious chef, Pierre Hermé. The Ispahan is as good as ever.
The whole meal was sunk with a generous amount of Japanese beer.
As a conclusion, lots of expectation and waiting, a few motives of satisfaction along with some frustration. Dining in the basement is not fun when you expect the huge wooden tables with the delicate plants on top on the ground floor. Moreover, it is often full of nice people and fashionistas. 80€ for me on that night, standard is high but it’s still a bit expensive.
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Kai
18 rue du Louvre
75001 Paris
Tél. 01 40 15 01 99
Tags Technorati : restaurants, Paris, Kai, japonais
Crédits photo : www.guides-restaurants.fr
8 Commentaires
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J’avais testé kai, il y a qques mois, c’était bon, mais pas dans mes moyens et pas d’un rapport qualité prix suffisamment intéressant pour que je fasse l’effort financier d’y retourner.
En revanche, dans le même type de cuisine, japonaise haut de gamme je recommanderais Kaiseki, le restaurant d’Hissa Takeuchi, alors là, même si le cadre est bof, c’est plus que délicieux, le menu à 70 € est à tomber. C’est de la cuisine japonaise on dira fusion onuvelle cuisine, mais ce mot est bien trop galvaudé pour décrire ce que l’on mange. De mémoire il y a des menus à 30, 50, 70 et 100 €. Il veint également d’ouvrir un coin bento à 30 € environ au rendez-vous toyota sur les champs que nous allons nous empresser de tester avec mon copain.
Sinon en japonais, as-tu testé Azabu ? Spécialiste du teppanyaki ? très bon, cadre superbe et vaisselle n poterie tradi japonaise absolument superbes (j’adore la céramique japonaise)
Oui j’ai testé Azabu il y a bien longtemps et j’en garde un bon souvenir (une solide odeur de graillon sur la tête !). En revanche, je ne connais pas Kaiseki et, d’après ce que j’en lis, le testerais volontiers
80 € pour être moyennement satisfait, c’est un peu cher quand même…
je retiens surtout l’enseigne Duluc ! Dès que j’ai vu ta photo, je me suis précipitée sur ton papier, car ce néon vert est un mythe. Qui se cache derrière ?… Si monsieur Duluc savait à quel point il est connu à Paris
A ce prix, les attentes sont plus importantes donc je suis moyennement satisfait surtout à cause des conditions. A 35€, j’aurais trouvé ça extraordinaire et n’aurais pas rechigné à dîner dans la cave !
Les tenanciers de Duluc savent très bien à quel point ils sont populaires, je te l’assure
je suis d’acord pour Kaiseki c’est surprenant!(le soir le premier menu comence à 50e)
Pas du tout d’accord. C’est vrai que c’est assez cher mais c’est hyper bon et franchement moi qui suis adepte de cuisine jap, je trouve que c’est un des meileur resto jap de paris.
et Kaiseki est top!!!! très cher aussi comme tout les bons japs mais très très bon.
d’ailleurs pour info le chef de ce resto à ouvert un resto sur les Champs dans le REndez Vous Toyota, cela s’apelle le Kaiseki Bento, le design est de Ira Ito (pas mal…) et il parait que c’est aussi très bien.
so long. ramona
voilà mon post sur Kai
http://ramona.typepad.fr/ramona/2007/11/kai-kai-kai.html
et celui sur Kaiseki!!!
http://ramona.typepad.fr/ramona/2008/01/kaisekicom.html
Ahh les odeurs suite à un resto teppanyaki… t’as juste un peu les boules si tu as sorti la robe hors de prix à faire nettoyer chez un teinturier digne de ce nom…
Ramo,a j’ai u ta chronique, les anglais de mettent pas de cerise sur la gateau mais du glaçage (icing on the cake)
J’avais essayé Kai il y a un an et j’avais été enchantée. J’avais trouvé que c’était aussi bon que les meilleurs restaurants de Tokyo.
Grosse déception hier soir. Non seulement le diner était médiocre, mais en plus nous avons été malades mon ami et moi après pris tous les deux de la tempura.
Pour ajouter au tableau, le patron du restaurant que j’ai informé aujourd’hui de ce problème a littéralement refusé de s’excuser!
Où est passée l’amabilité japonaise légendaire?
Ce qui est sûr, c’est que je n’y remettrais plus les pieds.