Miam Miam à Rio

Miam Miam, c’est le nom du restaurant. Avec une telle dénomination, vous l’aurez deviné, le boss est sinon francophile, français de souche. En fait, Stéphane est breton. Pas très malin pour une première soirée à Rio, me direz-vous, mais peu importe car ce fut plutôt une bonne surprise.
Entouré de murs de briques nues, le lounge vous accueille pour l’apéritif avec son mobilier vintage. La particularité de Miam Miam, c’est que vous pouvez y acheter tous les meubles et éléments de décoration : chaises, tables, fauteuils, lampes… Rien que du vintage et des créations de designers locaux.
Le service y est simple, sans façons et sincère. Pourquoi sincère ? Parce que le serveur qui prend des cours d’oenologie aurait pu nous mentir quand on lui a demandé si le vin que nous avions commandé pouvait accompagner du poisson. Mais il a préféré nous dire qu’il n’en était pas à ce chapitre ! A propos de vin, j’ai eu le plaisir de déguster un vin chilien produit à partir de Carménère, un cépage presqu’inconnu en France, car décimé par le phylloxéra, et qui est pourtant autorisé pour les appellations du bordelais. Ce cépage perdure aujourd’hui grâce au Chili. On découvre alors un vin tanique, fruité avec des accents de mûres, rond et décomplexé, solidement charpenté, et à un prix tout à fait raisonnable (grâce au cours de l’euro) !
Côté nourriture, je commence par des rouleaux de printemps au canard et sauce à l’orange, une approche fusion qui rappelle davantage le samoussa que le rouleau de printemps avec sa feuille de blé frite. C’est simple et suffisamment costaud pour faire face au vin chilien, une belle bataille au ras des papilles.
Ensuite, j’ai opté pour un plat typiquement brésilien, bahianais pour être précis, réinterprété par les soins de la chef Roberta Ciasca, une Moqueca au lait de coco au curry accompagné de riz et de ses copeaux de noix de coco. Un solide ragoût de poisson avec des petites crevettes servi dans un grand bol capable de calmer les appétits les plus dévorants ! Après cela, entre la moqueca et le vin à 14,5°, il est difficile de placer un dessert, aussi ne pourrai-je vous narrer les bienfaits des sucreries franco-brésiliennes.
Au final, on a passé une agréable soirée dans une ambiance chaleureuse, ponctuée par la conversation avec le maître des lieux, un ancien ingénieur télécom qui a eu le coup de foudre pour le pays (pourquoi pas quand on connait le parcours de Pascal Bernier) ! La note est-elle aussi douce que le climat ? Avec la conversion en euros, on s’en tire pour 65 euros à deux, vin compris. Rien à voir avec une addition parisienne !
Tips : patron français, carte en français et personnel qui bredouille le français. On ne peut pas mieux faire pour accueillir ceux qui comme moi pratiquent le portugais tous les millénaires.
L’avis de Mr Lung : allez, oui
Miam Miam
Rua General Góes Monteiro, 34
Botafogo – Zona Sul -
Tél. 2244-0125
Tags Technorati : Restaurant, Brésil, Rio de Janeiro, Miam Miam, Roberta Ciasca, Botafogo
4 Commentaires
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tu t’es expatrié au Brésil pour échapper au Flam’s!
Profitez-en bien! Ici on se les gèle
mince alors, en voyant la photo, je me suis dit :”super la déco, où se cache ce petit bijou ?”. dommage, Rio ça fait un peu loin… à défaut, on voyagera à travers la lecture de tes pérégrinations brésilo-gustatives
@Chrisos
Dès mon retour, je relance le défi du Flam’s !
@Aude
Ce n’est pas si loin, il n’y a que 4h de décalage horaire… Un petit avion et tu y es
Génial Rio!
Cette petite adresse servira sans nul doute un jour. En attendant, éclatez-vous bien. Ciaoooo!