Mr Lung

Sinorama, restaurant cantonnais à Paris

Restaurant Sinorama ParisRestaurant Sinorama Paris

Bruyant mais pas trop sale, bondé mais en général raisonnablement rapide, bon et toujours pas cher. Que demande le peuple ? Ici, pas de chichis, pas de star de la gynécologie et surtout pas de mensonge sur le contenu (voir Siamin)… mais une tripotée de petits jaunes qui courent dans tous les sens, qui slurpent des nouilles bouillantes, qui déglutissent bruyamment en aboyant leurs commentaires la bouche bien pleine. Ah, c’est bon d’être chez soi…

Restaurant Sinorama Paris

Sinorama, c’est la cuisine cantonnaise par excellence avec plein de superlatifs et de gros mots. On s’imagine toujours le chinois calme, gentil, contemplatif, voire obséquieux. Le sud de la Chine, c’est tout sauf ça : baroque, bruyant et populaire.

La déco proprette dénote si on la compare aux boui-bouis du coin, mais rien d’exceptionnel… Le personnel ? Si vous ne les connaissez pas un peu, il est grossier au possible ! Je vous aurais prévenu. Assis au coude-à-coude avec vos voisins, la conversation perdue dans un brouhaha à faire péter le compteur de François Simon, vous pouvez enfin vous préoccuper de l’essentiel : la nourriture.

Attention, il s’agit de cuisine typiquement chinoise, donc il n’est pas question d’entrée ou de plat de résistance, tout est servi à mesure que ça sort de la cuisine. De même, on vous propose ici des plats qui ne sont pas forcément connus du toubab lambda et on les prépare sans tenir compte des goûts français, il arrive donc que cela passe moins facilement. La salade de méduse est excellente : croquante et fraîche. La soupe au tofu et aux fruits de mer recèle des saveurs d’une subtilité étonnante. Le poulet au gingembre et à la ciboulette est cuit à la perfection (c’est-à-dire lorsque la moëlle de l’os saigne encore à la découpe). Le tofu est fait maison et il est plutôt réussi, ce qui permet la fabrication de desserts tels que le “tofu fa” avec des résultats plutôt honnêtes, même si on est très loin des standards chinois. Comme légumes, je commande toujours des légumes sautés “au clair”, type Pak Choi ou Kai lan, qui arrivent fumant du wok impeccablement croquants.

Le midi, on peut même y commander de la potée de riz (congee), comme au petit-déjeuner. Bien sûr, cela ne figure pas sur la carte, il faut le demander gentimment avec de préférence, des “démons frits à l’huile“.

Je vous passerai les plats sautés au cognac XO qu’on vous conseillera toujours gentimment ou le canard pékinois qui n’est vraiment pas la spécialité de Sinorama. Il y a aussi beaucoup de plats du jour écrits en chinois sur les murs. Il est toujours bon de demander la traduction au serveur car on seulement il y a régulièrement des perles mais il y a aussi des menus dégustation pour grandes tablées qui peuvent nourrir jusqu’à 12 personnes.

La vérité vraie : si vous voulez goûter le vraie cuisine cantonnaise, c’est peut-être la seule adresse de Paris.

Tips : munissez-vous de patience le week-end, l’attente est parfois longue. Faites-vous traduire les petits bouts de papier rouge au mur. Vous pouvez y aller tard, c’est ouvert jusqu’à 2h.

L’avis de Mr Lung : un grand OUI

Sinorama
135, avenue de Choisy
75013 Paris
Tél. 01 44 24 27 81

Tags Technorati : Restaurant, Paris, Sinorama, Cuisine cantonnaise

Crédits photo : www.restoparis13.fr et www.secretsofparis.com

4 commentaires

4 Commentaires

  1. Aude 17 October 2007 16:50

    C’est vrai que niveau cuisine, ce n’est pas mal. Mais le bruit gâche vraiment la fête. Car le Sinorama n’est pas bruyant, c’est SURbruyant. Dommage.

  2. mrlung 17 October 2007 16:54

    Oui, je suis certainement trop indulgent, mais c’est vrai que ça se passe comme ça là-bas ! Un cantonnais qui ne hurle pas à table avec la bouche grande ouverte est soit malade, soit un grand timide ;)

  3. robert 1 February 2009 17:05

    on va y aller vu que c’est a trois minutes a pied..on donnera notre avis bientot…

  4. Ouahrirou Carine 11 April 2010 09:43

    10 ans plus tard, je me souviens toujours des haricots sauce XO et je salive. J’ai encore une pensée pour ce serveur charmant (car il y en avait un), bizarrement retrouvé plus tard dans un resto japonais.
    En quittant l’ébullition de la Porte de Choisy pour rejoindre mon actuel quartier de Bobos, j’ai du renoncer à la salade de méduses, ce qui ne fut pas le plus difficile. Heureusement il reste le quartier de Belleville qui multiplie les restos asiatiques, mais sans jamais rivaliser avec le Sinorama.

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