Restaurant le Cinq Mars, Paris

Juste à côté de mon nouveau chez moi, c’est toute l’année le Cinq Mars. Dans cette rue calme de St Germain, à quelques pavés de chez feu Monsieur Gainsbarre, on peut savourer une cuisine qui est simple mais sans être dénuée de subtilité et agréablement bien exécutée.
C’est derrière une verrière d’atelier que se cache la salle du Cinq Mars, la façade sobrement grise n’augure aucun talent culinaire particulier, de même le mobilier volontairement rudimentaire sans être outrageusement boboïsant, ou à la vaine recherche d’une authenticité perdue, dévoile une patine sincère. Pas de chaise maladroitement dépareillée ou de vieux fauteil club éventré, Bon point. (Au passage, Cinq Mars est un marquis et non une date).


L’accueil par David est particulièrement coloré ce soir-là puisque le serveur nous avouera plus tard sur un ton espiègle que le chef avait volontairement surchargé quelques cocktails afin de lui donner la bonne humeur. Une ambiance plutôt bon enfant qui met vite à l’aise.
Le fois gras mi-cuit maison est aussi direct que bon. Fondant, en portion généreuse, savoureux bien que malheureusement accompagné d’une gelée qui paraît inutile, mais on n’est pas obligé de s’en servir, loin de là. Ensuite, une saucisse de la Maison Conquet posée sur sa purée maison vient prolonger l’oeuvre d’annihilation de la faim avec des frappes peu chirurgucales mais particulièrement juteuses. Au passage, j’en profite pour piquer des cèpes à ma voisine de table, le butin s’avère tout à fait délectable.
Pour faire glisser le tout et comme je n’ai pas vraiment le droit de boire ces jours-ci, un petit Fortuis Crianza espagnol solide et facile, à la ficelle pour ne pas inciter à la surconsommation. Je ne peux donc pas dire grand chose sur la carte des vins cette fois-ci, mais ils ne perdent rien pour attendre, il paraît qu’elle recèle de jolies trouvailles ! En fin de repas, la crême brulée est très comme il le faut : tiède au-dessous, craquante et chaude à la surface grâce à un habile chalumeau. Enfin, en guise de digestif, le patron décidément en pleine forme, nous gratifie d’un petit spectacle que la décence me défend de narrer sur ces chastes pages.
En conclusion, le Cinq Mars est une bonne adresse, pas donnée (compter 50€ par tête avec le vin à la ficelle), mais qui les vaut amplement par la qualité du produit, un service agréablement familier dans un cadre plaisant mais sans prétention. Ici, c’est de la cuisine de bistrot, ne cherchez pas l’aventure.
Tips : une réservation est préférable. Attention aux courants d’air pour les tables les plus proches de la porte d’entrée.
Le Cinq Mars
51, rue de Verneuil
75007 Paris
Tél. 01 45 44 69 13
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6 commentairesCrédits photo : http://www.restovisio.com
6 Commentaires
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Un très bon bistrot de quartier, mais sauf si tu as (encore) déménagé, il est plus près de chez moi que de chez toi!
non, non, je suis plus près
N’aurais-tu pas oublié la conjonction “sans” du premier paragraphe ? “(sans) être dénuée de subtilité…” Ce qui serait plus logique…
Très sympathique … mais un peu loin de chez moi
Quoique. Pas pire que chez Wadja (métro Vavin)(que tu devrais découvrir d’ailleurs, je pense que ça te plairait)
Merci pour m’avoir signalé la bourde, je devrais me relire
Quel endroit charmant où je me suis rendu sur vos coneils. Choix de vins très intéressant (sauf le champagne à la coupe).