Mr Lung

Restaurant chinois Kok Ping, Paris. Chèrement bof.

Restaurant Kok Ping ParisRestaurant Kok Ping Paris

Retour sur les Champs Elysées, le midi, mais pour du chinois… Oui, là, je l’admets, les catégories se compliquent un peu. Mais un restaurant peut cumuler toutes ces qualités, non ? Le Kok Ping, c’est là où on emmenait des gens pas trop importants pour déjeûner quand je travaillais chez OgilvyOne Worldwide : pas des décideurs, plutôt des employés à stimuler, des contacts informels pour embauches ou des prestataires qu’on veut bien gâter un peu. Pratique, c’est rue Balzac. Dire que si l’invité gagnait 5 000 euros en plus, il aurait eu droit à Gagnaire

Des restaurants chinois pompeux dans le quartier, il y en a des pagodes. C’est pourquoi Kok Ping a son rôle à jouer dans ce petit tour d’horizon des tables chinoises à Paris : c’est “hors ghetto” et c’est le genre d’endroits qu’il vaut mieux éviter mais qui ne seront jamais tout à fait dégueux. Pourquoi ? Déjà, à 25m des Champs Elysées, il ne saurait afficher des tarifs à la mesure des plats proposés. Ensuite, il y a écrit “Spécialités Chinoises et Thaïlandaises”… Souvenez-vous, “Leçon n°1 : dévoilez vos atouts”… Non, ça c’est Aubade. Je reprends : ne tenez jamais compte du second adjectif qualificatif. Une fois de plus, ça marche, ce sont des chinois qui font des thaïlandaiseries même si la propriétaire est vraiment de là-bas.

Dans ce décor cossu, votre petite oreille qui traine vous informe rapidement que vous êtes entourés de tous les pubards du coin. Le service est cordial, voire ultra-commercial puisqu’on vous appelle très vite par votre nom, on vous sert le fameux apéritif maison au bout de la 3ème visite. Petit arrêt sur l’apéritif maison généralement composé de : Kirsch fantaisie, vin blanc qui tape et… du jus des lychees en conserve… Recrachez-moi ça tout de suite. Les serveuses en costume sont charmantes et ce n’est pas mon ami Erwan qui me reprendra.

La carte propose un best of pêle-mêle de choses d’Asie : dim sums, nems, larmes du tigre, riz nature, cantonnais ou gluant, il ne manque que des pizzas et des flammenkuechen. Alors on goûte un peu de tout.

Les dim sums sont des surgelés. Enormes bouchées de crevette (Ha Kao) à la crêpe farineuse et épaisse entourant une crevette dodue assortie d’une farce hachée très finement pour qu’on n’en distingue pas trop les ingrédients d’origine. Pareil pour les bouchées de porc (Siu Mai) gélatineux et gras. Passons les autres vapeurs.

Les larmes du tigre. Du filet de boeuf macéré, grillé en aller-retour avec des épices et du piment et servi en lamelles. Pas mal. Un peu sec et probablement trop généreux en viande mais c’est probablement ce qu’il y a de plus réussi. Je vous passe le riz gluant qui colle bien comme il le faut. Au passage, souvenez-vous, le riz gluant se mange à la main. On en attrape des petites poignées et on en fait des petites boules qu’on trempe dans la sauce par exemple. Le thaï ne se mange pas avec des baguettes. Ou alors, on prend des fourchettes.

Ensuite, j’évite généralement le dessert. Petite curiosité locale pour digérer : des boules de thé composées qui s’ouvrent comme des fleurs dans des théières transparentes. 5 euros le spectacle.

A la sortie, 30 euros environ par tête à la carte avec un coca pour seule boisson. Ce n’est pas donné mais ce n’est pas non plus hors de prix pour le voisinage. Je vous l’avais dit au début : évitez-le si vous pouvez. Mais en même temps, si vous avez une fringale de nourriture asiatique, c’est toujours mieux qu’Asian ou Diep, des voleurs sans vergogne si vous voulez mon avis.

Tips : les meilleures tables sont dans la salle à droite après le bar car ce sont les seules à disposer d’un éclairage naturel.

Kok Ping
4, rue Balzac
75008 Paris
Tél. 01 42 25 28 85

Tags Technorati : Paris, Restaurant, Chinois, Kok Ping, Champs Elysées, Midi, Déjeuner

Crédits photo : www.bestrestaurantsparis.com

5 commentaires

5 Commentaires

  1. Julie 30 August 2007 20:57

    Merci pour ces ptites infos, qui ont l’air très appéciables!!

    A bientôt

    http://www.wikisine.com

  2. Chrisos 31 August 2007 09:00

    Une véritable critique!
    J’ai bein rigolé. Bravo.
    Quand est-ce que tu testes Tong Yen?

  3. mrlung 31 August 2007 10:59

    @Chrisos
    Déjà testé le traiteur avec ses petites bouteilles de sauce soja en exposition, mais il faut que je teste le vrai resto aussi ! Jusque-là, j’étais agréablement surpris.

  4. Emilie 11 October 2007 16:58

    Je connais tres bien le kok ping. J’y dejeune tres souvent le midi et perso, je trouve tes comments nuls et pas fondés!!!
    Qu’est ce qu’on en a foutre que tu bossais chez Ogilvy One worldwide et que c’est rempli de pubard…C’est aussi rempli d’avocats et de financiers and so what??? Tu y emmenes qui tu veux on s’en fout!!!

    Et puis pour ta gouverne on y sert pas de porc la bas, dc ton histoire de sui mai, ca ne tiens pas la route!!! Apres les larmes du tigre, c’est de l’entrecote et non pas du filet. Mais si tu as trouvé ca tendre , c’est plutot bien!!! Apparement tu n’y connais pas grand à la cuisine . alors s’il te plait occupes toi de faire ta pub et laisse nous apprécier la cuisine.

  5. mrlung 11 October 2007 21:04

    Comme je ne souhaite pas qu’on me prenne pour un tyran, j’ai publié le commentaire ci-dessus. Et je vais y répondre très vite avant de verrouiller pour ne pas que ça s’envenime à la Siamin. Et comme quelqu’un a dit qu’il s’agissait de la même famille qui tenait les deux restaurants, j’ai comme des soupçons…

    Emilie (ou dois-je dire Marie), si tu t’en fous de ma vie, ne lis pas ce blog. Je chronique les restaurants dans lesquels je me rends, c’est ma volonté, et si tu n’es pas contente, file au McDo. Tu pourras toujours t’exprimer ici mais seulement tant que tu resteras polie. Je ne suis pas critique mais je sais comment on fait la cuisine, surtout asiatique.

    Alors sache que les Siu Mai sont toujours à partir de porc et de crevettes, sans porc, on n’obtient pas cette texture de farce. Tu ne vas pas apprendre ça à un cantonnais. De toutes façons, tous les dim sum sont des surgelés dans ce restaurant, alors peu importe.

    Ensuite, les larmes du tigre se prépare à partir du filet ou du faux-filet. Si c’est de l’entrecôte, il y a arnaque, c’est trop gras. Merci de nous avoir exposé aussi judicieusement l’entourloupe.

    Adieu Emilie/Marie.

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