El Bulli, la diva vous dit merde


Dans un article du Madame Figaro de ce jour, je vois qu’El Bulli, mené d’une main de fer par Ferran Adria est toujours classé le meilleur restaurant du monde. Alors, autant aller le goûter, non ? Mais, non. Ma chère et tendre avait réservé depuis 2005 (!) une table pour avril 2007 (!!!) et, en dépit d’un “OUI” datant de l’époque et de nombreuses relances par email pour nous communiquer la date de la réservation – parce que bien entendu, vous ne la choisissez pas -, aucun signe de vie au 24 avril 2007.
C’est proprement honteux. Nous, clients, acceptons de jouer le jeu dans une expérience réputée unique, nous nous plions à aux multiples caprices du maître en préparant un voyage qui n’a d’autre but que cette aventure et lui, il nous plante comme une merde. Parce qu’il n’y a pas d’autre mot : comme une merde.
Je vous avais promis une revue de cette table universellement reconnue dans l’article sur le Comerç 24 tenu par un des disciples de Ferran Adria mais ce ne sera apparemment pas pour tout de suite.
En résumé, nous sommes immensément déçus par l’attitude hautaine du restaurant El Bulli car nous nous faisions bien entendu une joie de nous rendre à leur table. C’est un comportement grossier qu’aucun talent ne saurait compenser.
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El Bulli, The Diva Waves The Middle Finger
I read today in a French Magazine that El bulli was once again voted the Best Restaurant of the World. Feeling curious? So was I. My girlfriend booked a table in 2005 for April 2007. Despite a confirmation sent then, all our following emails asking on what day our table was reserved (because you don’t get to choose) remained unanswered. This post is written on April 24th.
Shame on you, Ferran Adria. We took everything in our stride: travelling on purpose, for a reputedly unforgettable experience, we do everything as you say by the letter just to get a chance to taste your food and what we get is being treated like shit. Yes, shit is the only word that comes in mind.
I once said in this blog that I would review that table but it doesn’t seem very likely any longer.
As a conclusion, this is a major disappointment for us, the behaviour of the restaurant’s owners is hard to qualify and no talent in the world can justify such grossness.
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Tags: Restaurants, Barcelone, El Bulli, Ferran Adria, honte, shame
Crédits Photo : Francesc Guillamet pour Madame Figaro
11 Commentaires
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En effet, ca ne se fait pas et ce restaurateur ne merite pas que vous mettiez jamais les pieds dans son restaurant!
Tout cela frise le grand-n’importe-quoi. D’ailleurs ce classement des 50 meilleurs restaurants du MONDE me semble lui aussi une grande escroquerie. J’ai dit ce que j’en pensais aujourd’hui sur mon blog et je t’encourage à y venir pour faire partager ta douloureuse expérience… Il y a des choses qui ne se font pas !
3 ans de suite, je soupçonne tout de même de la qualité derrière tout cela. Mon passage chez Comerç 24 confirme une grande créativité, mais de là à subir ces caprices de diva, c’est un peu fort… A présent, le classement des 50 meilleurs restaurants du monde est forcément contestable !
Dans ce cas, je ne me formalise pas et me dis que j’irai dépenser mon argent ailleurs. C’est dommage, mais il y en a d’autres.
J’avais un peu la même réaction vis à vis de l’Atelier de Robuchon lors de son ouverture (pas de réservation, attente interminable, pour parfois entendre que ce ne sera finalement pas pour ce soir). Avec un peu de temps, ils se calment et redeviennent plus humbles.
Mais bon, l’Atelier de Robuchon est à 1-2 minutes de chez moi, donc ça ne me coûte pas grand chose de voir s’il y a de la place et en fonction de la disponibilité d’y aller ou pas. Alors que prévoir un voyage exprès à Barcelone, puis louer une voiture pour un malpoli, je ne suis pas près de le faire…
Effectivement, Chrisos. Le problème, c’est qu’on prend des billets un peu en avance histoire de ne pas y perdre un bras tandis que l’Atelier de Robuchon est à un jet de macaron à la truffe blanche Hermé (hmm
). Sans compter qu’avec trois récompenses de suite, je doute que notre ami bouledogue ait la tête qui reprenne des dimensions humaines.
En effet, il m’est arrivé la même déconvenue voici deux années et malgré mes réclamations, je n’ai jamais eu de nouvelles du staff d’El Bulli. Plus que décevant comme non-expérience.
Mais heureusement, une fois sur place rien n’est perdu: Adria a essaimé quelques disciples à Barcelone, le choix reste vaste pour un dîner exceptionnel. Outre le magique Comerç 24, la prochaine fois j’essaierais, le parait-il monumental, restaurant l’Alkimia (Jordi Villa) qui vient d’obtenir sa première étoile (guide Michelin).
tu n’as rien perdu (quoique) : table amusante la première fois, car c’est du jamais vu, poussive la deuxième et gonflante ensuite…
les sommeliers sont loin d’être à la hauteur et impossible de chercher des accorts mets et vins vu l’avalanche des plats (j’en ai eu plus de 25 la dernière fois) : 3/4 fulgurances puis une vingtaine de mou, tiede qui ratent souvent leur cible.
restaurant expérimental : on y va pour piocher 2/3 idées mais pas pour passer un superbe moment
sa notation ne me surprend pas : elle confirme une tendance spectacle qui plait beaucoup à une immense majorité de gens qui ne connaissent plus grand chose en cuisine. Il faut entendre ce message, comprendre que le monde s’accélere et que plus grand monde n’a le temps de s’investir régulièrement chez soi dans une cuisine de gout, une cuisine qui touche celui qui possede un tant soi peu de culture gastronomique.
C’est ainsi et ça n’est pas à nous à jouer les pleureuses : il existe cependant une cuisine plus moderne qui touche encore, la relève est là et ultra majoritairement en france grace à de jeunes chefs bourrés de talent et de simplicité.
ferran fait ses expériences, fait bouger le monde de la cuisine, c’est un agitateur d’idées, un grand technicien mais surement pas le meilleur cuisinier du monde si le critère essentiel est l’émotion : il n’y en a pas ou peu chez lui ; quand on mange chez el bulli, on bosse, on part au boulot mais on ne passe pas un grand moment (gastronomique)
donc, pas de regrets l’ami…
Ferran Adria a élaboré aussi un concept de fast food : fastgood (127, carrer del balmes, barcelona) est son enseigne. Nous y sommes allés, très excités. Las, nous avons trouvé une salle vide à 12 h 30, quittés une demi heure plus tard sans nouvel arrivant avec un repas où seul un dessert composé de tranches très fines de pommes acides dans une infusion douce avec quelques petites feuilles de basilic m’a enchanté, le reste était parfaitement quelconque. Le personnel moyennement aimable et pas du tout professionnel. Ce qui me fait douter de la qualité de ElBulli et lisant votre papier, je suis finalement content de ne pas y être allé.
Comme toutes les critiques (à commencer par la mienne) et toutes les classements, c’est très relatif et dispensable pour établir son propre choix. Il faut prendre des risques au moment de choisir un lieu où se restaurer.
Il y a quelque chose que je ne comprends pas dans ce billet.
Ferran Adria ne prend des ‘réservations restaurant’ que sur l’année en cours; et ce depuis longtemps. Donc je me demande s’il n’y a pas eu un quiproquo quelconque.
Par ailleurs des restaurateurs ‘cavaliers’ ça se trouve aussi en France. Le dernier en date pour moi: l’Atelier de J.L. Rabanel à Arles.
Un poème…..;-))
@Falbalas
Ce n’était certainement pas le cas en 2005. De même, il n’était pas censé prendre de réservations pour 6 (ce qui était le cas). Pour le reste, c’est de l’histoire maintenant
J’y ai dîné le 14 avril 2005. La réservation se faisait déjà à l’époque que l’année même. Pour une raison toute simple, le flux de demandes était tel déjà pour l’année en cours (uniquement des places le soir pendant 7 mois), qu’El Bulli ne gérait pas les années d’après. Il fallait reconfirmer avant d’y aller sa réservation en respectant le délai, sinon la réservation était automatiquement remise dans le circuit. C’est du passé, le resto est définivement fermé.