Restaurant Cospaïa par Jean-Pierre-Bruneau, Bruxelles


Encore une émanation d’un chef à étoiles me direz-vous à la lecture de cet article. Certes, vous répondrai-je, mais considérez un moment le fait que nous ne passons qu’une soirée à Bruxelles et que nous souhaitons cumuler le décor, la bonne chère et les beautiful people et vous comprendrez pourquoi, au lieu de nous rendre chez Jean-Pierre Bruneau, nous sommes allés au Cospaïa pour l’anniversaire de ma dulcinée.
Dans ce quartier qui respire le luxe, une petite allée partant de la rue du Capitaine Crespel monte jusqu’à un hall de noir vêtu, mais ce n’est que l’accueil. Il nous faut gravir encore un étage avant d’arriver au bar tout aussi noir et élégamment meublé de larges tabourets en cuir. La décoration intérieure de ce véritable dongeon qui s’étend sur trois niveaux sans compter la terrasse est signée Marcel Wolterinck qui prête une attention particulière aux végétaux et assimilés qui constituent d’ailleurs l’animation centrale de chaque pièce.
Ca aurait pu mieux commencer. Un premier email envoyé deux semaines au préalable était restée lettre morte. Un coup de fil répare le mal. A notre arrivée, on nous propose une table dans la salle “blanche”, l’autre étant noire. Las, elle était plutôt mal placée pour un dîner en amoureux donc nous demandons gentimment à notre hôtesse d’en trouver une autre. Elle nous fait attendre 20 minutes au bar un apéritif (non offert) à la main, puis nous propose une table de coin dans la salle du bar. NB une récompense de barman de l’année est accrochée au bout du comptoir mais le barman ne savait pas préparer un mojito (sic). On nous propose ensuite une table dans le “boudoir”, une pièce noire de 8m² qui ressemble à la chambre d’Harry Potter. Là, je craque, on gueule… et on obtient une table ostensiblement libre dans la salle noire.


Enfin installés, on peut passer aux choses sérieuses : je commence par un Soft Shell crabe au Panko, suc de crustacés et salade Style Californien. Soit un crabe en mue entier frit. Pas d’une finesse extraordinaire mais savoureux. Croustillante en bouche, la panure trop grasse gâche pourtant les dernières notes en laissant une impression de lourdeur. Ma compagne se délecte de noix de St Jacques rôties et dés de sweet porc au sucre palm nettement plus réussies.
Ensuite, je me lance dans le tournedos croustillant de cochon “Pata Negra”, une promesse dont le coeur pourtant trop sec ne transforme pas l’essai. Cela dit, la croûte au Pata Negra très réussie donne toute sa puissance à la cuisson. Le “Black Duck” des Landes, miso et cebettes grillés est plus abouti avec une préparation à l’asiatique certes moins originale avec son accent “world”.
Le dessert est certainement un des clous de la soirée puisqu’il s’agit d’une création exclusive de Pierre Marcolini, star de la chocolaterie belge. A déguster uniquement si vous n’avez pas trop mangé avant !
Le tout fut accompagné d’une bouteille de Beaune 1er Cru “Les Bressandes” du Domaine Râteau 1998. Pas indigne (même si on a essayé de nous servir la cuvée 99) mais la carte des vins souffre tout de même de sa grande exiguïté : peu de choix et pas plus de conseils, un vrai sommelier aurait été le bienvenu.
En conclusion, un constat mitigé entre la qualité de certains plats, la beauté du décor, le service très moyen et la carte des vins indigente. Fort heureusement, nous eûmes la chance de tomber sur Eric, Roberto, Sandrine, Thibault et leurs amis, nos voisins de table de fortune. Cette rencontre nous permit de terminer la nuit dela plus belle manière. Quand je vous parlais de l’accueil des belges…
L’avis de Mr Lung : mouais
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Restaurant Cospaia, Brussels
One more spin-off from a big chef. In this wonderfully designed restaurant, ran by Jean-Pierre Bruneau, things could’ve started better. For a start, they forgot my reservation. So we had to wait at the bar because the only table available was not well-placed. Then we were successively proposed two other really lousy tables that we refused. I really had to yell before we achieved to sit in a decent place (I’m not usually that choosy, it was for my girlfriend’s birthday). The soft shell crab is good, but a bit too greasy, too bad. My girlfriend has roasted scallops whoch taste much better.Then, a crunchy ‘pata negra’ pork tournedos sounded more promising but the heart is a too dry. The croust of pata negra was delicious though. On the other hand, the Black Duck with miso is quite an achievement. There’s a real lack of choice on the winelist. The Beaune 1er Cru “Les Bressandes” du Domaine Râteau 1998 was good enough, but we could’ve used a real sommelier. But one of the stars of the meal was certainly the exclusive creation of Pierre Marcolini, the famous chocolate chef. As a conclusion, the place is a wonder for the design, but the service poor and the food unconsistent. Once again, you have to know why you go there!
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Le Cospaïa
Capitaine Crespel 1
B-1050 Brussels
Tél. +32(0) 2 513 03 03
Fax +32(0) 2 513 45 72
Site Internet
Tags : Restaurant, Belgique, Bruxelles, Cospaia, Jean-Pierre Bruneau, Pierre Marcolini
Crédits Photo : site www.cospaïa.be
1 Commentaire
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C’est sympa, ça a l’air joli mais je crois que j’éviterais ce resto!