La Table du Lancaster, Paris : le chef et le sommelier ont fait leur valise


De noble réputation depuis sa reprise en main sa création par Michel Troisgros, le restaurant de l’Hôtel Lancaster sobrement appelé La Table du Lancaster propose une table “fancy” selon le dossier de presse. Dans une ambiance safranée et cosy (même si on aura toujours tendance à lorgner vers l’agréable cour intérieure), on s’assoie dans la partie bar pour siroter un verre de champagne en attendant que la table soit préparée. On s’y plaît d’ailleurs tant qu’on demande à être servi à la même place pour éviter l’atmosphère plus guindée de la salle.
Bonne surprise, le Laurent Perrier Grand Cru 1996 est une pure merveille. Mais comme je ne suis pas oenologue, je m’abstiendrai de le décrire davantage avec plein de mots compliqués. De même la bouteille de Puligny-Montrachet est à se taper la tête par terre pour parler simplement. Et là, les plats arrivent à peu près en même temps que la déception. Des pommes grenailles avec des fines aiguiltettes de saumon fumé, sans surprise ni saveur, suivies d’une lotte trop cuite noyée dans une sauce pipérade trop forte qui tue toute subtilité ; heureusement qu’on avait sérieusement attaqué le vin au préalable, il aurait été dommage de le déguster avec de tels plats. Maigre consolation pour l’amateur de salé, le soufflé au citron est délicieux : il se porte dignement haut et, agréablement chaud, il fond juste comme il le faut.
Conclusion du repas : ce lieu est horriblement cher comparé à la qualité des mets proposés, on ne m’y reprendra pas.
Tips : n’y allez pas au mois d’août, même pour prendre un verre. On vous annonce alors que le sommelier est en vacances (ainsi que le chef, donc pas de Laurent Perrier Grand Cru, ni de cuisine moyenne) et on vous sert du Bruno Paillard.
L’avis de Mr Lung : ah non, vraiment
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Restaurant La Table du Lancaster
The name of Michel Troisgros should have been a brand of trust in the field of gastronomy. But La Table du Lancaster experience was a complete failure to me. Yet good surprises actually came from the wines. Simply put, the Laurent Perrier Grand Cru 1996 was a wonder and the Puligny-Montrachet was orgasmatic. But the rest was something you might want to forget quick given the rates of the place. The salmon and potaties made an untasty starter while the devilfish was overcooked and drowned in a heavy piperade sauce. Fortunately, although not saving the day, the dessert – a lemon puff – was a thumbs up. As a conclusion: it’s highly disappointing and over-priced.
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La Table du Lancaster
7, rue de Berri
75008 PARIS
tél. : 01.40.76.40.18
Site Internet
Tags Technorati : Hôtel, Lancaster, Troisgros, Restaurants, Paris
3 Commentaires
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Bonjour,
Je comprends votre déception. Les tarifs sont relativement chers, et à ce prix nous sommes en droit d’attendre une irréprochable qualité.
Emmanuel
Mr LUNG,
merci de votre article, cependant je tiens à vous préciser que le mois d’aout 2006 était fermé à la clientelle exterieure, et de plus je n’était pas en vacance….donc vérifiez vos infos avant d’écrire de telles inepties, mais bon on ne vous en veux pas, vous les journalistes.
Un message du sommelier : nous servons 3 champagnes différents (dont un millésimé, certe plus cher) à la coupe toute l’année et meme au mois d’aout…..
merci et à bientot
M. Fabrice,
Merci de votre passage. Tout d’abord, je ne suis pas journaliste mais un amateur qui cherche à partager ses expériences avec qui daigne prêter une oreille voire un oeil.
Je peux donc vous affirmer que mon amie et moi-même avons bel et bien bu du Bruno Paillard (faute de mieux) et un Dry Martini à la cuillière tiède au mois d’août.
Cordialement.